Les Jam’s

Pourquoi des JAMS ?

Elles sont indissociables de l'histoire de l'Echo des Avens ; l'organisation de rencontres de fanfares est l'un des deux buts statutaires.de l'association.

Les JAMS existent depuis 1991 - elles se déroulaient alors à Comprégnac et Millau ou Saint-Affrique, le 3° WE de juin, jusqu'à la dixième et dernière édition, en juin 2000. Il nous semblait alors nécessaire de passer la main en profitant de la montée en puissance d'autres rencontres de fanfares (comme celles de Montpellier, qui ont fait rien qu'à copier sur nous...). En 2001 , nous avons gardé les sous ainsi économisés pour partir au Sénégal. Relâche encore en 2002, puis nouvelle formule « croisée des fanfares » en 2003, 2004 et 2005 avec Millau en Jazz, à Saint-Jean d'Alcas, La Couvertoirade et Camarès, jusqu'à la rencontre avec la Bérézina et la décision de les faire revivre à Saint-Sever, en petit comité en 2006, puis dans toute leur splendeur de 2007 à 2012.

Au départ, les JAMS ne voulaient pas être un festival (constat qu'il y en a déjà plein en été), mais une fête des fanfarons (« et de leurs familles ») dont le prétexte est une joute « amicale et bénévole » autour d'un thème « préalablement choisi » devant un jury « d'aficionados et de connaisseur » - en fait un concours pour rire, où tout le monde gagne, mais qui oblige les fanfares à une certaine préparation musicale et scénique. L'équilibre financier n'était pas notre objectif, et le public, bien entendu invité à applaudir les fanfares et à payer des bières, était considéré « de surcroît, comme la guérison en psychanalyse » (sic).

Comme c'était lourd à organiser, nous nous sommes toujours appuyés sur des partenaires pour nous aider matériellement : le Comité des Fêtes de Comprégnac, les associations partenaires de Millau en Jazz, puis les Nouveaux Troubadours. Nous avons longtemps gardé notre disponibilité pour bien profiter de la fête en participant surtout sur le plan financier, Saint-Sever assurant la logistique. Ca a créé un déséquilibre que nous avons voulu corriger en participant concrètement à l'accueil des fanfarons et du public : montage de tente, vente de frites, cuisine, bar...

Mais l'excentricité de Saint-Sever et le manque de disponibilité de nombreux membres de l'Echo dans les jours précédents et suivants les JAMS ont entraîné un autre déséquilibre, au sein même de notre fanfare, entre ceux qui mouillaient leur chemise et ceux qui ne faisaient que « consommer ». En plus, nos préparatifs « artistiques » étaient de moins en moins rigoureux, et nos derniers spectacles ont été des fours. Enfin, le public dont la fidélisation était tant espérée n'était pas au rendez-vous, et l'équilibre financier (très important pour l'association Les Nouveau Troubadours) n'a pas été atteint - idem pour les retombées médiatiques, inexistantes, ce qui n'est pas bon pour notre narcissisme. Mais comment lutter contre des géants comme Sylvanès et Millau en Jazz, qui captent toute l'énergie des scribouillards de Midi-Libre et des radios locales ?

Lors du debriefing de l'édition de 2013, il était évident que la Bérézina ne voulait plus continuer comme ça, et qu'il n'y aurait donc pas de JAMS à Saint-Séver en 2014.

Que faire de ce patrimoine, de cette histoire, de ce carnet d'adresse, de cette FETE qui nous a fait connaître par tant de fanfares de tout l'hexagone et même de plus loin ?

Début 2014, nous avons cherché une nouvelle association partenaire à qui nous pourrions « vendre » notre « produit » : la Ruée vers l'Art, Millau en Jazz, la municipalité de Saint-Georges de Luzençon... Mais il était déjà bien tard, les budgets étaient bouclés et pas extensibles, et le délai pour lancer les invitations aux fanfares était bien court . Il fallait être réaliste : 2014 verrait peut-être un break dans les JAMS (sauf à les organiser nous-mêmes). Ce qui n'empêchait pas de présenter correctement ce « produit » et de bien savoir ce qu'il y a dedans :

JAMS : les ingrédients

Du beau temps et un peu de public quand même, donc en été.

Un accueil « à la hauteur » des fanfares qui viennent jouer gratuitement (on n'a défrayé que les professionnels) : joli site, bouffe de qualité, boissons à gogo, organisation pas trop contraignante pour les invités. Et de l'argent pour payer tout ça, et des bras pour le préparer.

Une scène, des éclairages si c'est la nuit : quelles que soient les formules utilisées, il y a un moment où chaque fanfare doit passer devant les autres, en public.

Un jury loufoque, des prix pour tout le monde, une cérémonie autour de leur remise.

Une buvette pour faire rentrer un peu de sous

Une ambiance festive et pacifique, propice à l'accueil des familles (mêmes bourrés les fanfarons restent des gens fréquentables !).

Je crois que c'est tout, tout le reste peut varier.

Finalement, elle a eu lieu, l'édition 2014, en partenariat avec la municipalité de Saint-Georges, qui nous a bien soutenus. Et l'Histoire continue !

Le choix du dernier WE d'août a été judicieux : c'était auparavant celui de la fête votive de Creissels, qui attirait beaucoup de monde, mais dont les organisateurs ont jeté l'éponge après l'édition de 2013, marquée par des violences. C'est aussi la fin des vacances scolaires et de la période touristique, il a donc moins de pression et moins de propositions à cette date, et des "cerveaux plus disponibles" pour festoyer avec les fanfares avant le blues de la rentrée des classes...

Histoire des Jam's

JAMS – l'historique

Les JAMS – Joutes Aveyronnaises de Musiques acoustiques et ambulatoires – ont vu le jour en 1991 à l'initiative de la fanfare l’Écho des Avens, association créée en septembre 1989 et dont le but premier est d'organiser des rencontres entre musiciens.

Principe : inviter plusieurs fanfares à une amicale compétition autour d'un sujet préalablement choisi. Un jury loufoque mais connaisseur note l'originalité, la musicalité, la présentation, etc,   et distribue ses prix aux orchestres (il y en a pour tout le monde). Un soin tout particulier est apporté à l'accueil des musiciens, en contrepartie du bénévolat de leur participation. Car c'est bien connu, « fanfaron le ventre plein, fanfaron plein d'entrain »…

Pendant 10 ans, ces rencontres se sont déroulées à Comprégnac (village de 200 âmes et siège social de l’Écho des Avens), à l'occasion de la fête votive de la commune, avec un prélude à Millau ou à Saint-Affrique.

Fidèles à l'esprit « Écho des Avens », les JAMS ont réunis des groupes de styles très variés et de tous horizons (voir plus loin) : fanfares Beaux-Arts, jazz bands,, musiques traditionnelles, penas et bandas, klezmer, funk, balkans, et très nombreux « inclassables ». Leur point commun : mobilité et contact direct avec le public, musiques de rues, conviviales, à consommer tout de suite, sur place et sans modération, à partager en dehors des circuits commerciaux et des artifices électroniques…

Les 10° Jams ont rassemblé « 20 fanfares , 200 musiciens » les 10 et 11 juin 2000 sous la pluie, à Millau : dantesque ! homérique ! Ce devait être les dernières, car entre-temps des rencontres de fanfares se développaient un peu partout (Perpignan, Montpellier, Avignon, Arles …), et l’Écho des Avens estimait que c'était à d'autres de prendre le relai.

En 2001 et 2002, l’Écho des Avens est parti dans sa grande aventure sénégalaise : voyage à Louga (Toussaint 2001), rencontre des Back to Roots, des Ngueweul Rythmes, organisation de la tournée des Back to Roots (été 2002).

Mais dans le Landerneau du Fanfare-Land la demande restait très forte de ces rendez-vous annuels au plus profond du Sud-Aveyron fanfaron … Les JAMS, rebaptisées « croisées des fanfares », furent organisées, sur le même principe, dans le cadre des actions décentralisées du festival Millau en Jazz (2003 à Saint-Jean d'Alcas, 2004 à la Couvertoirade, 2005 à Camarès).

Le cadre d'un festival, fut-il aussi convivial et prestigieux que celui de Millau en Jazz, ne nous laissait pas la liberté d'organiser un accueil à la hauteur de ce que nous souhaitions pour nos amis fanfarons. Le vin a commencé à manquer, et le concept risquait de se diluer dans un festival comme les autres...

C'est alors que survint la rencontre de l’Écho des Avens avec l'association «  les Nouveaux Troubadours » de Saint-Sever du Moustier et sa fanfare balkanique toute neuve, « la Bérézina ». Le 14 juillet 2006, en petit comité (avec la Fanfarefelue de Perpignan), nous inaugurions sous la pluie l'exposition estivale du musée des Arts Buissonniers, et nous décidions de relancer les JAMS à l'ancienne avec de vrais morceaux de fanfares dedans…

Pendant 8 ans, Saint-Sever du Moustier est ainsi devenu la Rome, la Mecque, la Jérusalem, le Kremlin (comme on voudra) des fanfarons de toute la France et de plus loin encore, et le nom glorieux de cette jolie petite commune excentrique de l'extrême-sud Aveyron est maintenant internationalement connu.

Mais l'excentricité de Saint-Sever, également géographique, et la date du 14 juillet se sont avérées peu propices au développement du succès public des JAMS, tant sont nombreuses les manifestations festives et festivalières pendant cette période. De plus un certain essoufflement s'est fait sentir au fil des années chez les organisateurs confrontés aux contraintes liées à l'isolement et à la distance.

Devant ce constat, l’Écho des Avens propose pour 2014 une nouvelle formule et un retour aux sources pour les JAMS en les fixant au dernier week-end du mois d'août, à Saint-Georges de Luzençon, ce qui sera l'occasion de fêter en beauté son quart de siècle et de rendre un hommage bien mérité à la commune qui accueille la fanfare tous les jeudis depuis 25 ans pour ses répétitions.

Les JAMS sont donc reparties comme en 14 ! Longue vie à leurs organisateurs, à leurs invités et à leur public, et que les dieux fanfarons les bénissent et bénissent leurs familles jusqu'à la treizième génération.

             

Sage Fanfare Echo desAvens Noël de la Fanfare Florin Fanfare Echo des Avens

 

 

 

 

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