Fallas de Sagunto Samedi 19 mars

Samedi le temps est tout froid tout gris tout humide. Cathy se lève de méchante humeur et veut repartir tout de suite à la maison, ne supportant pas la bande de fètards qui l’accompagne… Pan con aceite, tomate et jambon serrano au petit dej.

Nous partons en voiture jusqu’à la gare, en laissant les instruments et les déguisements au Cazal d’El Remei, avant de prendre le train pour Valencia (d’autres restent visiter Sagunto).

Rue de Valencia

Rue de Valencia

Le train, la gare et ses toilettes hospitalières, un verre d’orchata poyur se tapisser l’estomac, la foule, et pour moi deux heures et quart d’attente debout au premier rang, juste sous les balcons de l’ajuntamento d’où des personnalités (au look podemos) saluent les gens qui paraissent beaucoup les aimer. La ferveur monte, les fenêtres se remplissent, l’attente fait partie du cérémonial, même aux fenêtres des bureaux et appartements qui entourent la place.

Dans l’immense cage, les masclétaïres ôtent les bâches de plastiques et tendent les fils où pendent des milliers de pétards. La sécurité civile intervient pour quelques malaises, le casque rouge levé au-dessu de la multitude compacte. Des vieux espagnols se tapent un bon sandwich, un pépé montre une espèce de percussion de sa fabrication (boîtes de conserve fixées sur une planche, chambre à air, cuiller en bois).

Géant près pour la Mascléta

Géant prèt pour la Mascleta

A 13h50, la pluie commence à tomber… heureusement assez fine. Une forêt de parapluie envahit la place, je manque plusieurs fois de me prendre une baleine dans l’œil.

La mascleta débute à 14h pile, et c’est parti pour 5 minutes 49 secondes de folie, qui se terminent dans une immense clameur. La musique des pétards se joue aussi dans le ciel, sur trois niveaux (« soliste », « caisse claire » et « grosse caisse »). Le temps et l’espace se confondent dans un tonnerre final qui me fait léviter à 30 cm du sol…

Le retour à la gare n’est pas une mince affaire, et m’a pris une demi-heure (pour à peine 500 mètres…). Mais la foule est calme, joyeuse et bon enfant, absolument pas oppressante. A la gare je retrouve Daniel Président et les Tardy Percus encore tout abasourdis de leur première découverte de Valencia.

Fanfarons au jus d'orange

Fanfarons au jus d’orange

Nous arrivons au Cazal de El Remei où nous attendent les autres fanfarons, la paella (au lapin et au poulet, avec des artichauts, tiens donc…) frétille sur son réchaud, les falleros ont réussi à installer une immense table (nous sommes au moins 60 !) dans leur petit local tout en longueur- une ancienne boutique, dont les murs sont pavoisés de fanions de fallas des années précédentes, ça fait très amicale laïque.

Le bar est bien achalandé, et je me laisse tenter par un gin-tonic.

Je prends le temps d’organiser une petite visite du vieux centre jusqu’à la glorieta et l’ajuntamiento, en passant par la juderia et par l’église, où je n’étais jamais entré. Les rues sont désertes et pavoisées de violet – semaine sainte oblige.

Ballons pétards de Sagunto

Ballons pétards de Sagunto

Ils ne sont pas très nombreux, les falleros du barrio de El Remei – moins nombreux en tout cas qu’il y a 8 ans.. Je comprends qu’il y a eu une scission dans le groupe. Mais José Manuel est toujours là, ainsi que pas mal de jeunes et de petits enfants qui attendent avec impatience les jeux prévus à leur intention sur la placette : mascleta de ballons, chaise musicale, cruche pleine de friandises à casser avec un bâton les yeux bandés…

Des grands-pères montrent à leurs petits-enfants comment allumer et à lancer des pétards.

Personne aux fenêtres, mais José Manuel me certifie que les gens sont là, derrière leurs volets, et qu’ils auront du mal à dormir cette nuit.

Fanfarons

Fanfarons

Jesus et sa famille nous ont rejoints, et Maria José et Victor nous rendent une petite visite. La fanfare rôde son répertoire encore bien vacillant, les 5 morceaux choisis sont plébiscités – Paquito surtout qui, ô merveille ! est enfin joué sans énormes pains (après avoir merdé grave trois fois au moins). Il fait froid, une pluie intermittente désagréable retarde le programme.

Après les jeux, tournée générale de chocolat chaud et de beignets, les glycémies remontent vite, ce qui nous permet de patienter jusqu’aux « cremas » : la « infantil » d’abord, vers 22h, déjà bien impressionnante (le petit garçon chargé de l’allumer avait peur et il a fallu toute la persuasion des adultes pour l’aider à tenir son rôle), puis la « major », dont j’ai assisté à tous les préparatifs (perçage de trous pour une bonne circulation de l’air, guirlandes de pétards, batteries de feux d’artifice, arrosage d’essence…). Les falleros installent une lance à incendie, qui restera en action pendant toute la crémation. Faut dire que ça a chauffé !

La ville toute entière résonne d’explosions, quelle drôle de guerre…

 

Encore viré le caisseux

Encore viré le caisseux

 

 

Quelques photos et verres plus tard, tout le monde va se coucher, les falleros et leurs enfants sont bien fatigués après leur longue semaine de préparation, et nous par cette journée passée en leur compagnie, dans l’intimité de leur vie de quartier – un honneur incommensurable !

 

 

 

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