La Roumanie 2015

L’Écho en Maramures – 28 mai/4 juin 2015

départ en ordre dispersé (en camion, en avion …)

Jeudi 28 mai :

Fanfare L'Echo des Avens

Arrivée dans le luxe

Retrouvailles avec Viorel, qui nous attend avec le camion à l’aéroport de Cluj-Napoca. Nous filons dans la nuit sur la grande route toute droite jusqu’à Dej, à 60 km de là, où nous sommes accueillis par les autres fanfarons. Çà fait plaisir de revoir ces bonnes trognes, en se restaurant avec une petite collation à base de tswica (Tuica), de tomates, de charcuteries et de fromage. Viorel nous présente au patron de ce superbe hôtel (« Elyon Hotel »), un pote à lui.

Vendredi 29 mai :

L’hôtel est situé dans un parc, tout près du mémorial aux plus de 7000 juifs de Dej qui ont été déportés et/ou exterminés pendant la deuxième guerre mondiale dans cette ville de 30000 habitants. Un vieux monsieur y promène son chien et a les larmes aux yeux en me montrant le monument.

Après un bon petit déjeuner à la roumaine, nous répétons au soleil sur la terrasse de l’hôtel. C’est pas trop mal pour un début, mais il est indispensable de faire très attention à la justesse des sections. Viorel apprécie et nous dirige à la baguette…

Nous prenons la route en fin de matinée, je monte avec Viorel dans sa voiture et expérimente mon roumain – à la fin du voyage.je le comprendrai bien mieux que je ne le parle. Et le français de Viorel ne fera que s’améliorer.

La voiture et les deux « microbus » se suivent sur la belle route qui longe la rivière « Some Pequeño« .

Fanfare Echo des Avens

Auberge aux truites

Nous nous arrêtons à une auberge dont la spécialité est la soupe aux poissons pêchés dans la rivière (truites et carpes). Une petite roue à aube accueille le client en tournant gaiement sous une fontaine, quelques truites paressent dans un grand bassin. Nous déjeunons dehors, sur la terrasse couverte, il fait encore un peu frais.

Après le café, nous continuons notre chemin : nous quittons la vallée par de larges virages pour traverser la montagne, les vergers et les prairies, les villages et leurs merveilleuses granges en bois aux portes toutes sculptées, les géraniums aux fenêtres des chalets, les meules de foin à l’ancienne… Des mémés en fichu et tablier vendent des fraises et de la Tuica au bord de la route. Les faucheurs s’affairent dans les prés, les chevaux patientent, attelés à leurs carrioles.

Viorel me montre les dégâts causés par de fortes pluies qui ont fait déborder les ruisseaux quelques jours auparavant.

Les virages se calment, et nous voici dans la plaine de Baia Mare, que nous rejoignons. La ville, dominée par une immense cheminée de 350m de haut, s’étend au piémont d’une chaîne de montagnes. C’est la capitale du « Judet de Maramures « , département incluant la moitié sud de l’ancien voïvodat puis comté de Marmatie (en roumain : Maramures). Il fait partie de la région de Transylvanie (dont Cluj est la capitale)  (wikipédia). Le nord de cet ancien voïvodat appartient maintenant à l’Ukraine.

Fanfare Echo des Avens

Baia Mare

Les avenues sont larges et bordées d’arbres, l’austérité de l’architecture des immeubles de la période communiste est tempérée par des façades animées de balcons couverts et de bow-windows, et par quelques audaces des années 1970-1980.

Nous descendons au Sport Hôtel, tout près d’une énorme église en construction, de type byzantin, la  » Catedrala Episcopala Sfânta Treime « . La coupole n’est pas achevée, mais la crypte est déjà en service, et des ouvriers travaillent dans la nef, où se tiendra la première « liturgie », ce dimanche – la Pentecôte orthodoxe est propice aux inaugurations.

Fanfare Echo des Avens

Le Byzantin

Nous nous répartissons dans les appartements de trois chambres à deux lits de ce modeste établissement destiné à héberger les sportifs qui s’entraînent dans les terrains de sports adjacents (il y a aussi une piscine olympique, mais elle est vide).

On peut boire au bar au pied de l’hôtel, mais je préfère aller découvrir la ville, le nez au vent, sans parvenir à en trouver le centre ancien. C’est très propre, très bien entretenu, on trouve de tout dans de grandes boutiques – et surtout des fringues, comme dans n’importe quelle autre capitale européenne. Un Mac-Do trône au bord du plus grand carrefour, bordé d’hôtels de luxe. Les trolley filent en silence leur réseau de caténaires.

Nous nous sommes donnés rendez-vous à l’hôtel pour aller à pied à la « Piaţa Cetăţii » (place de la Cité ?), à 20 minutes de marche, dans ce centre historique que je découvre enfin, où nous retrouvons Florian Matasaru, la belle Cristina et toute la Fanfare Municipale de « Baie Mare « , attendant stoïquement la fin des interminables discours de l’inauguration de cette belle place qui vient d’être restaurée (avec mise en valeur de vestiges archéologiques). Il y a là des prélats de l’église orthodoxe, des popes barbus et bedonnants, des responsables régionaux de la culture (dont un gars qui parle si bien le roumain que j’ai eu l’impression de presque tout comprendre de ce qu’il a raconté sur l’histoire de la ville), des archéologues, et le maire Catalin Chereche (un jeune loup qui en veut).

Fanfare Echo des Avens

Officiels? or NOT

Curieux mélange de religion et d’administration civile, qui arrêtera immédiatement les velléités de certains fanfarons d’applaudir les musiciens ou de danser la valse quand Florian réussit enfin à en placer une, après avoir plusieurs fois levé sa baguette sans succès…

La diva Cristina chante divinement des choses divines, accompagnée par cette harmonie impeccable en uniforme blanc à passementerie d’or, à côté de laquelle l’Écho fait franchement pouilleux (surtout quand il arrive en retard et danse le rigodon au nez et à la barbe des autorités engoncées dans leur protocole).

Fanfare Echo des Avens

Pas de rigodon

Retrouvailles à la fin du concert, mais les musiciens sont pressés et il n’y a que Cristina, toute froufroutante, qui nous retrouve sur la grande place du centre ancien « Piata Libertãti » pour l’apéritif à une terrasse de café chauffée par les derniers rayons du soleil…

Nous décidons de nous séparer pour la suite de la soirée. Certains veulent écouter un groupe trad de czardas dans un  » bier garten  » hongrois, d’autres suivent Vasile, notre chaperon,  dans un bon restaurant de cuisine locale, où nous découvrons un excellent vin rouge servi dans de grands pichets qui me laissera tout chose, au point que j’en ai oublié ma casquette.

 

Fanfare Echo des Avens

La casquette du chefff!!!!

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