Roumanie samedi 30 mai

Samedi 30 mai :

Fanfare Echo des Avens

Sport hôtel

Nous partageons notre petit déjeuner au bar de l’hôtel avec de beaux bébés, c’est l’équipe de rugby de Baia Mare qui a un match à jouer contre l’équipe de Bucarest. Ils sont en forme et le chef (le capitaine?) donne un calendrier à chaque musicien . Hommage aurait pu leur est rendu par un vibrant « Vino Griego », mais ils sont déjà partis…

En route pour les bains de Tauţi Magherauş, le « Dru Spa » – dont la directrice est une amie de Viorel (qui connait décidément tous ceux qui dirigent quelque chose en Transylvanie). Ce matin nous ne sommes pas là pour rigoler, mais pour répéter, avec Florian Matasaru, Cristina et les jeunes de la Stibina, qui ont bien grandi. Qu’est-ce qu’ils ont fait comme progrès depuis mars 2014 ! Ça promet pour la suite de leur carrière, et j’espère que nous pourrons bientôt les faire revenir chez nous.

Fanfare Echo des Avens

La Stibina

Je retrouve Florin et Cristi, les petits batteurs, Mara la trompette (accompagnée par sa maman), et tous les autres, dont cinq mignonnes petites flûtistes et picolettes que je ne connaissais pas. Florian arrive à nous faire travailler « Vou Festejar » sans trop de casse, mais quand même agacé par notre manque de rigueur.

Les petits nous quittent à midi, l’Écho mange au bord de la piscine en attendant « la télé » qui doit nous filmer. Après un repérage des lieux avec le caméraman, Boris ouvre la marche et nous défilons en jouant le long des bassins intérieurs et extérieurs, visuellement ça a de la gueule.

Nous pouvons enfin profiter des installations du spa, et nous passons un bon moment dans les sauna baignés d’une musique planante que je m’amuse à décomposer entre le hammam et le tonneau d’eau glacée. Petite sieste dans le jacuzzi d’eau ultra salée, quelques brasses dans le bassin de 25 mètres, mais le temps de remuer tout le monde nous arrivons en retard sur la grande place de Baia Mare, accueillis par un regard noir de Florian qui doit comprendre que nous sommes vraiment les jean-foutres dont nous avons l’air.

La fanfara municipale des adultes est au milieu, les jeunes de la Stibina à leur gauche et nous à droite, et c’est dans cette configuration assez explosée que nous jouons « Vou Festejar », dirigés du sourcil par l’ombrageux Florian, avec des percus placées à 10 mètres les unes des autres… le résultat est conforme à ce que j’appréhendais mais le public est vraiment gentil, ou soudoyé, et applaudit généreusement.

J’ai à peine le temps de saluer Nucu, l’as du taragot (et de plein d’autres instruments) qui tient le baryton dans la fanfara, et qui s’éclipse avec ses collègues aussitôt le concert terminé.

L’Écho mange à nouveau dans le bon restaurant qui n’a pas retrouvé ma casquette. Nous sommes installés dans une grande salle quasi médiévale, tout le monde est un peu ramolli par la journée sauna-piscine (et, pour certains, par la nuit qui a précédé). Je tente une « ciorba burta », une soupe aux tripes : c’est fabuleux ! Je n’ai jamais rien mangé de pareil.

Le retour à pied dans la nuit calme de la grande ville aurait pu être le prélude à une heureuse digestion de ces mets raffinés. Mais une petite soif me serre le gosier (les tripes, c’est salé, finalement) et je tente ma chance avec deux autres camarades au bar de l’hôtel, en train de fermer Nous ne pouvons pas nous empêcher de hurler de rire en voyant surgir de la cuisine le garçon de café, bide à l’air et visage hilare couvert de mousse à raser, qui nous vend trois bières que nous vidons en devisant sur la terrasse où il nous rejoint peu après, rasé de frais.

Nous sympathisons rapidement et il apporte quatre verres et une bouteille de palinca maison du feu de dieu.

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