Tournée TambourFanfare 2016

Affiche de la tournée 2016

Premier jour de cette aventure

vendredi 9 décembre

Trois heures du matin, Ndigueul nous retrouve dans la cour de l’aéroport avec Bouba, Sangue et Mbaaye Fall.

Studio

Retrouvailles, embrassades, les bagages (dont les trois soubas, qui sont bien arrivés eux aussi, pour la modique somme de 900 €) sont entassés taf-taf sur le car – le même que celui de notre tournée de 2012 – et 10 minutes plus tard nous découvrons le nouveau studio des Ngueweul, quartier Comico à Ouakam, où Aba montait la garde. Un vrai musée de la percussion africaine, avec des dizaines de sabars, de khine, de djembé, de tama, etc…accrochés aux murs, et la cabine d’enregistrement insonorisé, la console derrière la vitre, c’est très pro.

 

Pas d’eau au robinet (travaux, coupure), mais des réserves stockées dans de grosses bouteilles en plastique de 10 litres. Ouverture des valises, séance anti-moustique de pschitt pschitt toubab. Ndigueul distribue nos tenues, elles sont magnifiques mais les mensurations n’ont pas toujours été respectées et certaines coutures ne résistent pas à nos formes rebondies. Qu’à cela ne tienne ! Nous les confierons à un tailleurs qui nous les remettra sur le trajet.

 

Super rangés !!

Nous remettons sa guitare à Bouba (elle a bien supporté le voyage en soute), les casques et micros pour le studio, et les cadeaux confiés à l’intention de nos amis. Les tambourfanfarons s’entassent dans trois pièces du studio pour de courtes heures de sommeil. Petit déjeuner sénégalais à huit heures et demie : café touba ou thé, baguette, beurre, vache-qui-rit et chocopain (nous aurons aussi du chocolion pendant la tournée, mais le chocolégui semble avoir disparu des étals).

 

Monument de la Renaissance

Il faut recharger valises et instruments, avec les tambours le toit du car commence à avoir de la gueule. Nous allons jouer au Monument de la Renaissance Africaine, où nous sommes opérationnels à 11 heures pour la rencontre des tambours et de la fanfare, symboliquement mise en scène (et filmée par Mamadou, notre caméraman) sur « African Market Place » au pied des 50 mètres de cette gigantesque statue, juchée sur une des deux « mamelles » de Dakar, face à l’Atlantique. Pas facile pour la fanfare de trouver ses marques devant la puissance de feu des tambours du Ngueweul.

Nous descendons les 200 marches en jouant Intié puis Mopti, c’est assez acrobatique et musicalement ça branle un peu dans le manche, mais le cœur y est et le spectacle des 20 tambourfanfarons en habits de lumière sur grand escalier est splendide.

Pause au monument

Nous reprenons notre chemin pour Joal, en autoroute jusqu’à Mbour pour un arrêt bananes/mandarines. Sangue passe prendre son sac chez lui et nous présente à trois de ses fils.

 

Bus maritime

Joal, une immense plage où sont alignées des pirogues sur plusieurs kilomètres – c’est le plus grand port de pêche du pays. Nous faisons connaissance de Ndèye Kanni Cissé (en wolof, « Ndey Kaňi » signifie- « Maman Piment », ce qui convient bien à cette grande dame pleine d’énergie. C’est la troisième adjointe au maire de Joal, qui s’exprime dans un français impeccable, et qui nous reçoit dans la case communautaire où son association accueille les enfants maltraités et abusés des familles du lumpenprolétariat des pêcheurs de Joal.

 

Mama Calebasse

 

 

 

On nous sert un excellent ceebu-yapp, Ndèye Kanni nous présente deux groupes de « mamies calebasses » qui participeront à la soirée et qui nous jouent quelques chants Sérères traditionnels, accompagnés à la calebasse et en frappant des mains, avec des accentuations d’énergie et des doublements de rythme qui rappellent un peu la musique des Diolas de Casamance. Voir http://www.palmarin.net/rubriques.php?rub=audio_traditionnel.php

 

 

Villégiature

 

 

Nous nous rendons à notre lieu de villégiature, Ker Bintou, une jolie grande maison où on entre par une allée de coquillages (pieds nus déconseillés), avec une large terrasse ouverte sur un bolong bordé de sa mangrove de palétuviers, où folâtrent de grands échassiers blancs. C’est le soir, et les poissons sautent de toute part. On se croirait vraiment en Afrique…

 

Je suis abordé par un couple de toubabs que je crois reconnaître.. Mais oui, c’est Paulin et sa femme Colette, les amis bretons de Sangue, en vacances dans le coin ! Ils se souviennent très bien de Comprégnac, où ils étaient passés en 2013.

 

Après la sieste, nous retournons au centre-ville où est installée la scène du concert « échange culturel » de ce soir. Nous assistons à la prestation de plusieurs groupes et artistes locaux, les mamies calebasses sont en forme, un groupe de percussions – des amis de Ndigueul – enflamme le public qui danse longuement. La tambourfanfare fait son petit effet en arrivant avec ses petites lumières sur Intié. Ndigueul me fait chanter au micro sur Fatou Yo. Nous manquons encore de cohérence, faute d’avoir pu répéter, mais le public nous pardonne.

 

Plus tard, un couple de jeunes chanteurs monte sur scène, accompagné à la guitare. La fille a une voix superbe de chanteuse de jazz, elle s’appelle Mamdiara, elle n’a pas l’air d’avoir beaucoup plus de 20 ans mais on peut lui prédire une belle carrière.

 

Tout près de la scène, un petit bar avec quelques tables dehors sert de la Gazelle, permettant ainsi à certains d’entre nous d’étancher leur soif avant le repas du soir (spaghettis-poisson) sous la case communautaire. Je parle avec Ndèye Kanni , passionnante dans sa description de sa municipalité et dans son approche des problèmes qu’elle rencontre. Elle n’est pas toujours soutenue par son maire, qui au dernier moment aurait refusé de subventionner cette soirée.

 

Tout le monde est très fatigué, la journée a été longue, et nous allons nous coucher à Kër Bintou. Je prends quand même le temps de féliciter Mamdiara, qui fume sa clope sur la terrasse entourée de ses copains, et qui me confirme sa prédilection pour le jazz.

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