L’Echo aux Fallas de Sagunto jour 4

Dimanche matin 20 mars,

En rouge

Nous nous réveillons enfin avec un ciel tout bleu et un grand soleil. Et tout le monde a bien dormi ! Après le petit déjeuner, l'humeur est au beau fixe quand nous partons en convoi pour Segorbe, où nous retrouvons Juan et Rafa et la Tamburica derrière la mairie, et nos vieux complices Julia et Diego, qui se sont habillés comme nous. Les pétassous font sensation. Nous jouons chacun notre tour de la place de l'ajuntamiento à la glorieta, accompagnés par un public bien sympathique qui nous suit jusqu'au jardin, nous montons tous sur la grande scène en pierre, c'est grandiose.

Bandas cavalerias

A la fin du set, Rosa me présente au maire ("el alcade" - le "cadi" en marocain, quoi), récemment élu en mettant un terme à 25 ans de mandant du maire précédent, de droite et corrompu jusqu'à la moelle (pléonasme). Bien que se déclarant apolitique, il est résolument podemos - il s'est présenté pour défendre un collègue, prof comme lui, qui s'est fait dézinguer par le recteur de l'université. En tout cas notre troupe dépenaillée lui plaît beaucoup, et il nous invite à participer au festival international de "toros y caballeros" qui se tient chaque année à Segorbe début septembre. Un petit musée y est consacré derrière l'ajuntamiento, nous allons le visiter avant de reprendre les ouatures. Nous assistons à la projection vidéo de cet incroyable évènement, "la entrada" où de magnifiques toros encadrés par de fougueux cavaliers courent au milieu d'une foule compacte. Il faudrait me payer très cher pour en faire partie ! En revanche, je suis tout à fait partant pour revenir jouer en fanfare à cette occasion (sur un balcon, par exemple...). D'autant plus que cette semaine de feria est précédée de celle de la fête votive de Segorbe, et qu'un "festival de la charcuterie" a lieu en même temps !

Nous descendons ensuite au restau de la fontaine des 50 "canos" (tuyaux = un pour chaque ancienne province espagnole) où nous retrouvons tous nos amis autour d'une paëlla (poulet lapin artichaut, eh oui...) dans une belle grande salle que notre tablée de 80 personnes rend assez bruyante. J'apprends des tas de choses sur la région par José et Marcia, un couple d'espagnols parfaitement francophone qui a choisi de passer sa retraite ici.

Une douche bio-écolo

Le restaurant et la longue fontaine sont au bord du rio Palancia, tout en bas de la ville, il fait bon prendre le soleil sur la grande terrasse au bord de l'eau, et nous proposons quelques morceaux d'adieu en guise de digestif. Nous remercions chaleureusement la Tamburica pour son accueil, j'ai vraiment honte de celui qui leur avait été réservé par les millavois au Carnaval de mars 2015... Trois voitures reprennent le chemin du retour, les autres vont voir ou revoir el salto de la nueva à Naranjas, le site est toujours aussi majestueux dans la paix de cette fin d'après-midi.

Nous nous arrêtons à Penalba pour acheter de l'huile, et pour organiser par téléphone notre repas de ce soir à Puerto de Sagunto. Cela prend un peu de temps, nous le passons avec Rosa et Jesus qui nous offrent le thé.

Après une courte sieste à la Pinada, nous nous faisons belles pour aller au restaurant de tapas ("Don Pique") réservé par Maria-José et Victor, qui nous y attendent pour nous conseiller, et pour me remettre deux énormes sacs plein d'oranges de leur jardin. Ils ne resteront pas manger avec nous, ce qui ne nous empêchera pas de nous empiffrer à nous en faire péter la sous-ventrière de délicieux mets d'une fraîcheur exemplaire, et dont la digestion fût parfaite avant de reprendre la route de la France, lundi matin...

Fin du reportage

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