Tournee Tambourfanfare 2016 jour 10

Dixième jour de cette aventure

Dimanche 18 décembre

6h47: pause à Linguere il est bientôt 6h du matin le muezzin chante impossible de dormir depuis le départ de Thilogne vers 1h après une belle prestation d'adieu sur la grande scène qui rachète celle de la veille (la sono ne marchait pas). Dans le car nous avons les genoux au niveau des amygdales mais le moral est au sommet malgré la fatigue du chemin. Dans 6h nous serons à Dakar pour une grosse sieste collective...

9h57: petit déjeuner à Louga chez Mbaaye Fall à deux pas de la maison Ndiaye. Nous venons de traverser le Sénégal mine de rien... Et je m'attend à une deuxième nuit blanche entre avions et aéroports.

13h45: Papet est à Thiès avec une grosse envie de pisser mais c'est pas facile en ville le chauffeur s'est arrêté boire un café après 12h au volant c'est normal non ?

18h28: Ouakam. Courses au marché et tête dans le cul et qu'ils sont chouettes nos copains du Ngueweul. Dernier couscous poisson au studio ce soir et ça va être l'envol pour la longue nuit de l'hiver en toubabie. Et des souvenirs et des projets pour les années à venir …

18h32: avec tous les cadeaux qu'on m'a donnés j'ai du acheter un sac de voyage pour l'avion.

Repas pause

Je ne suis pas arrivé à dormir dans le car, mais j'ai quand même rêvé éveillé émerveillé à toutes ces pépites qui ont jalonné notre voyage, à ces belles rencontres, à ces moments hors du temps... A la fin de la nuit le car s'arrête pour une pause thé à Linguère. A Dara Djolof, nous quittons la nationale pour un nouveau gymkhana entre les nids de poules en traversant quelques villages (dont Koki, avec sa très jolie mosquée) et deux heures plus tard nous sommes à Louga, une bonne largeur du pays (plus de 300 km) derrière nous. Nous nous entassons dans l'étroite cour de la maison de Mbaaye Fall pour notre dernier petit déjeuner sénégalais, il habite tout près de la famille d'Alassane mais nous n'avons pas le temps d'y passer, il faut reprendre la route.

Qui à piqué les vis?

A Kébémer, un flique pointilleux nous arrête : trop de bagages sur le toit ! Çà nous fait doucement rigoler, quand on voit ce qui circule sur la route, mais bon, nous devons quand même aller à la gendarmerie pour payer l'amende de 3000 CFA.

 

Sur le toit

 

A Thiès le chauffeur a besoin de boire un café alors que ça fait à peine 12 heures qu'il est au volant, quelle chochotte... Ça tombe bien, tout le monde a besoin d'aller aux toilettes, mais ça s'avère bien difficile en pleine ville, d'autant plus qu'il y a une fête dans le coin et plein de groupes de percus qui jouent sur des cars et des camions. On se débrouille comme on peut... L'approche de Dakar est plus facile que ce que je craignais, c'est dimanche et il y a moins d'embouteillages, nous prenons quand même l'autoroute et nous voilà de retour au studio, la boucle est bouclée. Je m'accorde une tentative de sieste, infructueuse.

Musée TamTam

Dernières courses, derniers cadeaux : Ndigueul m'accompagne au marché où j’achète tissus, piments, poivre, bissap, beurre de karité. Il me confie un gros sabar pour Isma, Aba m'en remet un petit pour son « petit frère » Ruben : il est splendide ! Aba l'a signé sur la peau, et offre aussi à Ruben la baguette avec laquelle il a joué pendant toute la tournée, un sacré talisman..

 

 

In studio

Dernier ceebu-jèn, avec du poisson fumé et du poisson séché, c'est trop bon. Nous avons la visite de Ndèye Kanni avec une petite délégation de la mairie de Joal : elle vient nous remettre en personne un diplôme de reconnaissance et un t-shirt aux armes de la ville, et nous remercier encore de notre participation à la soirée du 9 décembre. Elle repart aussitôt après le repas – Joal est à 110 km environ de Dakar, soit plus de trois heures de route aller-retour juste pour nous saluer, quelle classe !

Il faut fermer les valises, en laissant à nos amis tout ce qu'on peut laisser, mais je repars avec tant de cadeaux qu'il m'a fallu acheter un sac supplémentaire en revenant du marché. Comme à chaque tournée au Sénégal, je remet au chauffeur ma lampe frontale, qui lui sera très utile pour les chargements de bagages nocturnes. Et j'y gagne, puisque comme les autres chauffeurs, il me bénit et bénit ma descendance jusqu'à la quatorzième génération.

Super transport By Africa

Sur le chemin de l'aéroport, nous repassons une dernière fois devant la grande publicité pour le lait Dano, une petite fille qui souffle très fort dans un tuba, avec la légende « bois ton lait et sois fort ». Irrésistible...

Nous faisons nos adieux aux Ngueweul devant l'aéroport – avec Ndigueul nous nous serrons la main, et je sens passer dans mon bras la puissance d'une amitié exceptionnelle, que les années n'ont fait que renforcer.

Emma

Aurore

sylvie

viviane

Ndigueul

bouba

mbaye fall

aba

sengue

mamadou

fullcap

phil ca

popo

stout

daniel

marc

phil mon

stefen

julien

boris

yann

barthe

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