Tournee Tambourfanfare 2016 jour 5

Cinquième jour de cette aventure

mardi 13 décembre

 

Assemblée sage

Assemblée sage

Action ! Enfin, d'abord le petit déjeuner, tranquille,les douches, chacun son tour, les bagages, pas trop vite, et à la fin de la matinée nous allons tous en délégation rencontrer Lamine Thiam, le maire de Kébémer (qui en est à son troisième mandat de député à la CDAO, environnementaliste convaincu, ancien questeur de l'Assemblée Nationale). L'hôtel de ville est flambant neuf, les bureaux donnent sur un grand espace intérieur, sur trois étages. Nous attendons un bref moment sur les gros fauteuils de l'antichambre, au dernier étage du bâtiment, les adjoints puis le maire viennent nous saluer et nous accompagnent dans un salon où nous prenons place, avec vue sur la ville, la nouvelle mosquée en construction...

 

Le protocole teeshirt

Le protocole teeshirt

Le petit discours de bienvenue de Lamine Thiam est sincère et émouvant, ses propos sont à l'image de son regard, qui respire l'intelligence derrière ses fines lunettes, et ce sorcier de Ndigueul finit par le piéger en lui faisant promettre de donner un terrain à Tambourfanfare pour y construire un lieu de résidence (« une maison de retraite pour vieux fanfarons »). C'est un projet mythique et de longue date, mais il a bien progressé aujourd'hui... Le maire est visiblement fier de la culture « tabala » de Kébémer. Yann pense à l'inviter au festival Jazzèbre en 2018, quelle bonne idée ! Nous lui remettons un t-shirt « tambourfanfare ». Toute l'assemblée se rend ensuite sous le beau baobab chargé de fruits qui jouxte l'hôtel de ville, pour une photo officielle.

Sous le Baobab

Sous le Baobab

Sous le baobab

il est comment ce poisson?

Après ces obligations diplomatiques, nous partons à la plage de Lompoul pour un « petit pique-nique ». Nous achetons du poisson et du poulet au marché, et c'est parti pour une séance de slow-food à la sénégalaise – éplucher les oignons, allumer le feu, etc etc, pendant qu'un bon nombre de toubabs se précipitent dans les rouleaux d'une mer furieuse que les pirogues ont bien du mal à franchir. Ce serait un excellent spot pour mes neveux surfeurs ! L'eau est à une température idéale, et je ressors de mes galipettes dans les grosses vagues avec le tournis et du sable plein les oreilles, qui mettra plusieurs jours à s'évacuer.

au moins il y aura du riz

Le coin repas-cuisine est installé un peu en hauteur, à l'ombre d'arbres aux troncs tourmentés, pas loin de quelques tombes d'un petit cimetière musulman sans aucune stèle. Nous dégustons nos grillades face à l'Atlantique, caressés par une brise tiède, et il nous faut de l'énergie pour nous arracher à la sieste qui s'en suit. Vaisselle au sable et à l'eau de mer – ça dégraisse bien, mais mon téléphone tombe dans l'eau... Encore un miracle : il en ressort intact et fonctionnel !

oui mais ce poisson?

la plage

le pickup des toubabs

L'après-midi est bien avancé quand nous remontons dans le car qui nous amène au petit hameau d'où partent les pistes pour le désert de Lompoul. Nous nous entassons pêle-mêle sur un seul pick-up avec tous les instruments et des bagages réduits au minimum, et nous assistons au coucher du soleil avant d'arriver aux dunes. Le camion nous laisse au camp que je reconnaît très bien, c'est là qu'une fusée d'artifice mal fixée avait mis le feu à la grande tente lors de la nuit du nouvel-an 2012. C'est le grand confort, un village de tentes de deux ou quatre places disposant chacune d'une salle de bain avec douche et toilettes privées,

La belle tablée

 

vraiment un truc à toubabs qui nous met presque mal à l'aise, de même que le repas, servi par des garçons stylés sur de grandes tables basses circulaires autour desquelles nous sommes assis sur des poufs. Il y a même du vin à la carte, en sus du repas offert, et nous carburons au Sidi Brahim (ça faisait longtemps que je n'avais pas approché mes lèvres de ce breuvage indissociable des restaurants à couscous du quartier latin de mes vertes années...).

 

Le bar des fanfarons.nes

Nous nous sentons mieux au bar, où nous commandons du bissap et des gazelles. Il n'y a presque pas de touristes, et ils auront du mal à s'endormir : c'est devant le personnel du camp que Tambourfanfare se produira pendant la veillée autour d'un immense feu de camp. Ce sera plus une répétition qu'autre chose, pas géniale au demeurant, les têtes sont lourdes, les notes aussi. Trop de Sidi Brahim, trop de Gazelles ? C'est mon hypothèse... J'offre une petite guirlande lumineuse à Amadou, un des employés. Nous ne verrons pas Didier, le propriétaire des lieux, à qui nous devons cette invitation. Au départ, nous devions jouer pour son festival, qui a été annulé, et il en a profité pour partir en vacances en France. Nous nous couchons sous une pleine lune ronde comme un œil de poisson.

Class toubab

Palabres sablées

veillée fanfaronne

œil de poisson?

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